Informations financières
Publication du rapport narratif de Spirica au 31/12/2025
Suite à l’entrée en vigueur de Solvabilité 2 au 1er janvier 2016, et plus spécifiquement dans le cadre du Pilier 3 de la directive relative à la diffusion d’information au public, Spirica a publié son rapport « Solvency and Financial Conditions Report » (SFCR) qui rend compte de l’exercice écoulé sur l’année 2025.
Le SFCR consiste à apporter une vision d’ensemble des activités d’assurance en environnement Solvabilité 2. Ce rapport ainsi que les différents états quantitatifs annuels (Quantitative Reporting Templates – « QRT ») joints, permettent de synthétiser et d’apporter des explications sur l’activité et la performance de Spirica, de démontrer le caractère approprié de son système de gouvernance, de présenter son profil de risque, de décrire la manière dont a été valorisé son bilan prudentiel, et d’évaluer sa solvabilité. Ce rapport a été validé par le Conseil d’administration de Spirica.
Activité et résultats
Spirica conçoit des solutions, notamment multi supports, en assurance vie, capitalisation et en épargne retraite, uniques et personnalisées, adaptées aux attentes des clients de ses partenaires distributeurs. Spirica ne distribue pas ses contrats en direct aux particuliers : la commercialisation des contrats s’effectue via les partenaires distributeurs de Spirica.
Dans un environnement concurrentiel et dynamique, Spirica assoit son modèle d’activité avec un niveau de collecte dépassant largement celui de 2024 notamment suite aux campagnes de bonus sur versements sur les fonds en euros. Mais le coeur de la démultiplication de notre croissance vient de l’UC. La collecte brute croit davantage que la collecte sur bonus.
Le chiffre d’affaires total 2025 de Spirica s’élève à 4 167 millions d’euros, en forte augmentation de 38 % par rapport à 2024, majoritairement orientée vers les fonds euros Nouvelle Génération.
Ce développement s’est appuyé sur l’adaptation de Spirica aux changements juridiques et réglementaires intervenus ces deux dernières années :
- En 2025 :
- La finalisation de la mise en oeuvre de la loi industrie verte : Notamment en termes de reporting, de frais sur arbitrage au sein des mandats, de pénalités sur les unités de compte non cotées, et d’impact pour les adhérents des contrats collectifs et notamment des Plan Epargne Retraite Individuel (PERIN) ;
- La poursuite de l’ajout de clauses DORA dans les contrats informatiques concernés ;
- L’analyse de la réglementation en matière de vente à distance de services financiers : Règlement DSA Act, Directive (UE) 2023/2673 du 22 novembre 2023 modifiant la directive 2011/83/UE en ce qui concerne les contrats de services financiers conclus à distance et abrogeant la directive 2002/65/CE transposés par l’Ordonnance n° 2026-2 du 5 janvier 2026 relative à la commercialisation à distance de services financiers auprès des consommateurs : impact en matière de droit de renonciation pour les contrats conclus à distance, démarchage téléphonique & Dark patterns ;
- La Recommandation France Assureurs 2025/AP-03 du 25 juin 2025 qui renforce le dispositif de réexamen en matière de « value for money ». France Assureurs a ainsi invité ses membres à évaluer la « value for money » des contrats d’assurance vie, de capitalisation et des plans épargne retraite individuelle. Une revue de portefeuille a ainsi été effectuée par les équipes en charge de la rentabilité des contrats.
- Le règlement eIDAS 2 qui introduit un cadre harmonisé concernant l’identité numérique européenne ;
- L’analyse du Règlement AI Act qui vise à favoriser l’émergence d’une intelligence artificielle éthique et centrée sur l’humain tout en évitant de potentielles dérives de l’utilisation de celle-ci et l’identification des impacts sur l’activité de l’entreprise ;
- L’entrée en vigueur de la directive 2019/882 du 17 avril 2019 relative aux exigences d’accessibilité applicables aux produits et services : les équipes de l’entreprise travaillant à une mise en conformité de l’ensemble des sites Internet et produits et à une information transparente sur le sujet.
- En 2024 :
- La mise en oeuvre de la loi industrie verte : cette loi s’inscrit dans une nouvelle étape de réindustrialisation de la France, afin de renforcer son attractivité par le développement d’industries vertes au travers de mesures d’accélération des implantations, de dispositifs permettant de favoriser les industries les plus vertueuses et de la mobilisation du financement privé et public en faveur du verdissement. L’objectif des dispositions intéressant l’assurance vie (épargne et retraite) est de mobiliser l’épargne privée en faveur du verdissement en la fléchant en priorité en faveur des industries vertes pour répondre aux besoins massifs de financement. Les adaptations des contrats (ajout du non coté, réforme des mandats d’arbitrage, nouvelle option de gestion pilotée profilée en assurance vie) ont mobilisé les équipes toute l’année 2024.
- DORA : Ce règlement vise à harmoniser les dispositions relatives à la cybersécurité et à la gestion des risques informatiques dans le secteur financier. Son périmètre inclut pratiquement toutes les entités du secteur financier, ainsi que les entreprises tierces leur fournissant des services informatiques sur des fonctions critiques ou importantes. Ce large champ d’application inclut notamment les entreprises d’assurance et de réassurance ainsi que les intermédiaires d’assurance, les intermédiaires de réassurance et les intermédiaires d’assurance à titre accessoire. L’impact de ce règlement sur les contrats informatiques de la compagnie a été déployé en 2024.
- La mise à jour de la recommandation 2024-R-03 du 21 novembre 2024 sur le recueil des informations relatives au client pour l’exercice du devoir de conseil et la fourniture d’un service de recommandation personnalisée en assurance pour lesquels les partenaires de Spirica ont reçu des communications..
Par ailleurs, les nouvelles technologies numériques et la digitalisation des processus conduisent la compagnie à davantage se protéger contre les risques de cybercriminalité. Les enjeux de protection des données (application du Règlement Général de Protection des Données – RGPD), et l’industrialisation du traitement de celles-ci nécessitent de maintenir le plus haut niveau d’exigence de maîtrise des risques liés aux systèmes d’information, et de garantir la continuité de l’activité. Compte tenu de l’évolution continue des cyber-menaces, Spirica s’inscrit en outre dans tous les programmes de renforcement de la sécurité, supervisés par le Groupe Crédit Agricole.
Cette capacité à poursuivre une dynamique de croissance, tout en s’adaptant aux évolutions de l’environnement, permet à Spirica de s’inscrire dans le plan à moyen terme lancé en 2025 par le Groupe Crédit Agricole, ACT 2028.
Conformément à la directive Solvabilité 2, Spirica couvre son besoin réglementaire en capital (capital minimum requis pour faire face aux aléas inhérents à l’activité d’assurance, et pour garantir les engagements vis-à-vis des assurés). À fin 2025, son ratio prudentiel Solvabilité 2 atteint 157 %.
Dans cet environnement, Spirica a servi des taux de PAB (Participation aux Bénéfices) en 2025 qui ont bénéficié d’une reprise de 5 millions d’euros sur sa provision de Participation aux Bénéfices (PPB). La PPB est en conséquence passée de 73 millions d’euros à fin 2024 à 68 millions d’euros fin 2025 soit 0,8 % des encours en euros.
Système de gouvernance
Spirica dispose d’un système de gouvernance adapté à ses activités, en adéquation avec ses différents métiers et ses modalités de pilotage.
Le Conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la société, veille à leur mise en oeuvre et assume la responsabilité du respect des dispositions légales, réglementaires et administratives adoptées en vertu de la directive Solvabilité 2. Il est en lien avec la Directrice générale et les responsables des quatre fonctions clés. Les dirigeants effectifs de Spirica sont la Directrice générale et le second Dirigeant effectif.
Ce système de gouvernance contribue à la réalisation des objectifs stratégiques de Spirica et garantit une maîtrise efficace de ses risques compte tenu de leur nature, de leur ampleur et de leur complexité.
Profil de risque
Le risque de marché est le premier risque contributeur du fait de la gamme de produits de Spirica : épargne Euro à Taux Minimum Garanti (TMG) de 0 %, brut ou net de frais selon les clauses de Participation Aux Bénéfices (PAB) et épargne Unités de Compte (UC). Suite à la crise immobilière, le risque immobilier est devenu le contributeur dominant au risque de marché de Spirica.
Le risque de souscription est le deuxième risque contributeur. Plus stable par nature que le risque de marché, le risque de souscription vie demeure à un niveau élevé en raison des moins-values latentes obligataires présentes en portefeuille.
Le risque opérationnel est le troisième risque contributeur, via sa composante forfaitaire indexée sur les primes en raison de la croissance de l’activité de la compagnie.
Compte tenu du profil de risque de Spirica, la formule standard s’avère adaptée au calcul du besoin en capital de Spirica. Les risques qui n’ont pas de correspondance dans la formule standard font l’objet, comme chacun des risques identifiés, d’un dispositif de gestion et d’un suivi permettant, le cas échéant, d’alerter la gouvernance si une déviation se produit.
Principes généraux de valorisation
Le bilan prudentiel de Spirica est arrêté chaque année au 31 décembre.
Le principe général de valorisation du bilan prudentiel est celui d’une évaluation économique des actifs et passifs (Article L 351-1 du code des assurances) :
- Les actifs sont valorisés au montant pour lequel ils pourraient être échangés dans le cadre d’une transaction conclue, dans des conditions de concurrence normales, entre des parties informées et consentantes ;
- Les passifs sont valorisés au montant pour lequel ils pourraient être transférés ou réglés dans le cadre d’une transaction conclue, dans des conditions de concurrence normales, entre des parties informées et consentantes.
Dans la plupart des cas, les normes IFRS permettent une valorisation à la juste valeur conforme aux principes de Solvabilité 2. Cependant, certaines méthodes de valorisation telles que le coût amorti ne peuvent être retenues pour la réalisation du bilan économique.
Gestion du capital
Spirica a mis en place une politique de gestion des fonds propres qui s’inscrit dans la politique définie au niveau du Groupe Crédit Agricole Assurances, et s’intègre dans le cadre d’appétence au risque groupe. Cette politique définit les modalités de gestion, de suivi et d’encadrement des fonds propres ainsi que le processus de financement en lien avec le Groupe CAA. Le pilotage des fonds propres est matérialisé par un Plan de gestion du capital, validé en conseil d’administration.
Conformément à l’arrêté ministériel relatif aux fonds excédentaires en assurance vie paru au Journal Officiel du 28 décembre 2019, et aux instructions de l’ACPR relatives à cet arrêté, Spirica a comptabilisé dans ses fonds propres Solvabilité 2 la valeur économique de la PPB admissible.
Spirica couvre son besoin réglementaire en capital principalement par des fonds propres de niveau 1. Au 31 décembre 2025, le montant des fonds propres éligibles de Spirica s’élève à 941 millions d’euros et le besoin en capital (Solvency Capital Requirement – SCR) à 600 millions d’euros. Aucune mesure transitoire n’a été retenue par Spirica pour le calcul de son ratio de solvabilité.
Ainsi à fin 2025, les ratios relatifs à la solvabilité de Spirica sont de :
- 157 % pour le Solvency Capital Requirement (SCR) ;
- 465 % pour le Minimum Capital Requirement (MCR).
Dans le cadre de la gestion de ses besoins de financement, Spirica a :
- Procédé au renouvellement de 3 titres subordonnés pour 65 M€.
- Déposé auprès de l ’ACPR une demande d’autorisation pour la mise en place de fonds propres auxiliaires
L’ACPR a donné son accord en mars 2025, pour ces fonds propres auxiliaires représentés par un engagement ferme du Groupe Crédit Agricole Assurances (CAA) de souscrire pour un montant maximum de 70 millions d’euros et avant le 16 décembre 2028 des dettes subordonnées de niveau 2 qui seraient émises par Spirica sur une durée de 10 ans.
Bilan des contrats non réglés au 31 décembre 2025